petites histoires

Dimanche 18 octobre 2009
Chers collègues parents, vous avez tous, je présume, ressentie vous aussi le bonheur intense du calme après la tempête ???
Hein, comment, oui je parle bien sur de l'arrêt des combats, quand les belligérants réintègrent leurs chambres respectives pour une trêve des disputes d'ado.  Haaaa, enfin le calme, la tranquillité, je vais pouvoir décompressé en écoutant les grosses têtes. Ne bénissez vous pas, comme moi, les bienfaits de l'internet, qui, par le biais de msn permet à nos chères têtes blondes de se défouler................ en silence.
Leurs copines peuvent compatir devant leur malchance d'appartenir à une famille où, je cite :

" de toute façon, c'est toujours lui qui a raison, il me traite et tu lui dit rien, j'en ai marre, je retourne chez maman !!!!!!! "

" Ah bon, ta mère est sur msn aussi ????? "

" t'es trop nul "

Je vous rappelle que le trop, dans ce cas, n'est pas synonyme de bien !!!!



" Hum,prends l'ordinateur et files dans ta chambre "

Bon, la paix, RTL et un petit café devrait me faire oublier que je suis nul, non, excusez moi, "trop nul ".

" Et bien bravo, merci et à la prochaine fois. Tin, tin, tin tin tin, vous écoutez RTL, il est 18 heure, le journal du soir vous est présenté par................. "

J'aurai au moins gagné deux heures, tiens allons voir comment évolue la situation.

" Alors ma chérie, tout se passe bien ? "

" Papa, laisses moi, je suis avec Manon "

" oui, oui, je sais ce que c'est les filles, ça parle de garçons et de bisous, hé, hé, hé "

" c'est bon, maintenant, retournes dans ta cuisine, t'es lourd "

" D'accord, d'accord, Manon qui au fait ??? "

" Ba tu sais quoi, Manon, qui a déménagé, la bas "

" Manon ?, déménagé ??  la bas où au fait ?? "

" mais si, tu sais à Tahiti "

" Tahiti, heu..... près de Chartres ???  "

" Près de Chartres, purée, mais t'es plus nul que moi en géo toi, mais non quoi, Tahiti, à l'autre bout du monde "




" noooonnnnn, tu veux dire que dans la petite fenêtre là, en direct, c'est Tahiti, les vahinés, les révoltés du Bounty, les colliers de fleurs et tout et tout ? "

" ouuuuuiiiii, et maintenant, tu me laisses avec Manon "

C'est dingue, quand on pense que ce simple câble rélié à la prise téléphonique vous relie au bout du monde. C'est à ce moment ou je me suis pris pour homer Simpson lorsqu'il essaie de faire fonctionner son cerveau.

Punaise, ça fait deux heures que ma fille est au téléphone avec sa copine de Tahiti.

" STOOOOPPPPPP, arrête ça tout de suite, tu vas me rembourser la facture sur tes cadeaux d'anniversaires de fêtes et cela pendant les 30 prochaines années "

" Quoi ??? mais c'est gratuit msn, t'entends là, GRATUIT, imprimes un peu "

" Oui, j'ai bien compris, gratuit, mais ça va me coûter combien ??? "

" rien, t'es sourd, allez maintenant sort de ma chambre "

Gratuit, gratuit, faudrai que je me renseigne quand même, de mon temps quand je téléphonais à un copain un peu éloigné, ma maman plaçait un minuteur à côté du téléphone, celui qui servait à mesurer la cuisson des oeufs.

" t'entends Juju, DDDDDDRRRRRRIIIINNNNNNGGGGGG, c'est finit, dis au revoir à Manon "

" OOhhhh non papa, t'es lourd là. "

La bise,

Denis 






















Par Denis
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Dimanche 4 octobre 2009
La police Portugaise est sur les dents, un effroyable crime s'est produit dans la capitale Lusitaniène, le vol du ballon d'Eusébio.
Le quartier du magnifique stade de la Luz est bouclé et les experts examinent les vidéos des caméras de surveillance.



Rien de bien exploitable à première vue, tout juste quelques photos de touristes bien inoffensifs...



Internet, c'est magique et aussi terrible, car cette photo fait rapidement le tour de la planète foot. Et, c'est tout naturellement qu'elle apparaît sur l'écran du plus célèbre, du plus pugnace chasseur de voleur de ballon de l'hexagone :
L'inspecteur Nanou.



Tous les Ufolépiens vous le diront, l'inspecteur Nanou, y'a pas mieux pour retrouver son ballon. Tous, il les retrouve tous. Rien ne l'arrête, ni les champs de blé jouxtant les terrains, ni les haies de houx piquants des jardins public, pas plus que les arrières coures des papies édentés, les fonds de garages, les puits de jardin en pneus michelin 135/13, même la niche du chien, rien ne lui échappe depuis maintenant plus de 30 ans.



Tous sauf un. Il le sait Nanou, tant qu'il n'aura pas attrapé le champion du monde de voleur de ballon, son palmarès restera souillé comme une tache de Berger blanc sur un maillot de l'OM.



Mais attention, Nanou s'attaque à du lourd, ce voleur est plus habile qu' Houdini pour s'évader et,



plus imaginatif que les vamps pour se déguiser.



Changeant plus rapidement de costumes que Batman.......



Pour se fondre dans l'anonymat d'une foule.....


Comme Fantomas, il enfile un masque pour tromper les forces de l'ordre. Cette fois ci, c'est sous l'identité d'un honnête commerçant  Barjouvillois qu'il sévit.




Toujours sur ses gardes il glisse entre toutes les mailles des filets. Quel est son secret ?



Une faculté d'analyse hors du commun ou bien.........



une complice fidèle et attentionnée ??????

Mystère, hum, hum, mais au fait, qu'est qu'il peut bien faire de tous ces ballons ???????


La bise,

Denis.
Par Denis
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Mercredi 19 août 2009
Ha mes amis, comme c'était émouvant. Je la tenais dans mes mains. Elle n'avait que quelques heures à peine, c'était comme une naissance, j'étais un peu gêné, alors simplement j'ai demandé :

" combien je vous dois ? "

" 0.86 centimes "

J'ai payé en remerciant, vous vous rendez compte, de sa main innocente, la petite vendeuse à chignon m'avait vendu la première baguette fabriquée par mon fils. Ho mais je vois bien votre scepticisme :



" Voyons, comment es-tu sur que cette baguette était bien l'élue car elle ne devait pas être la seule dans sa panière ? "

Je le sais, c'est tout, appelez ça comme vous voulez mais l'instinct paternel ne peut pas se tromper. Et puis, il n'y a qu'à la regarder, une mie bien aérée, et une belle croûte bien cuivrée, tout mon portrait.

La boulangère s'inquiète de mon émotion. Je lui explique l'affaire qui l'amuse. Elle me confie que mon fils n'à certainement pas fait cette baguette tout seul, non, pas le premier jour, son maître d'apprentissage l'a aidé, c'est sur !

Bon, un peu déçu, je rentre chez moi et prend la décision qui s'impose. Comme Jésus, je pris le pain et le rompis. Bon 2000 ans plus tard, on se sert évidement d'un couteau à dents, c'est plus net.

Voilà, mais comment différencier celle de mon fils, il a tellement bien travaillé qu'elles sont identiques, de vraies jumelles. Encore une fois je laisse faire le coutelas comme le fils des âges farouches.



Voilà, c'est fait, je peux livrer la première au tartineur fou. Elle va finir enduite de beurre allégée, ou pire, noyée dans du café.

Pas question que celle de mon fils subisse de tels supplices. Non, j'ai trouvé, religieusement je la place dans le congélateur familiale, elle servira de demie baguette étalon pour toute la boulangerie Française !!!!



La bise,

Denis.
Par Denis
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Vendredi 7 août 2009
" Comment ça, tu connais Mostar ? "

" excuse moi Osman, mais dans l'ex-Yougoslavie, la première ville que j'ai apprise, c'est Mostar, et bien avant de connaître à peu près la géographie nationale "

" Je sais pourquoi, comme tu es supporter de l'ASSE, tu n'as pas oublié "

" Impossible de l'oublier "

" Le meilleur de son époque "

" élégant, "

" bon partenaire, respectueux des adversaires et des arbitres, "

" Un monsieur "

" Ivan... "

" Curkovic né le 15 mars 1944 à Mostar "



C'est toujours plaisant de discuter avec Osman. De la même génération nous évoquons les fabuleux joueurs qui ont fait le bonheur des clubs Français. Susic, hallilodzic, surjak, pantelic, vujovic, stojkovic, etc......hic !!!!!

" Tu sais Denis, je retourne chez moi cet été, à Bosanska Gradiska et je ferai surement une halte à Mostar. "

" Alors, ........ photos "

" oui c'est promis, tu les aura "

Et Osman a tenu sa promesse.
Du haut de ce pont, des jeunes se jettent dans la Neretva 30 mètres plus bas pour quelques Euros.



Dessous,



Dessus.

La bise,

Denis.
Par Denis
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Mardi 4 août 2009
Ah enfin la chaleur d'un mois d'août, les balades de fin de journée avec l'odeur des blés touts justes moissonnés. Je profite que je suis en avance ce soir pour faire un détour pour revoir les chemins qui me rappelle quelques histoires.

Tiens, justement entre Béville et St léger des aubées, cette petite route sinueuse ou deux voitures ne peuvent se croiser. Là, c'est ici ou la végétation a reprit ses droits que mes souvenirs se ravivent. Car si l'on casse quelques branches, on accède à un petit chemin qui, il y a maintenant une bonne trentaine d'années ne sentait pas que la noisette !!!!!! 

Replaçons nous dans le contexte :

Je ne referais pas le portrait de mes copains du moment, vous n'avez qu'a relire les articles précédents ( ma motobécane 1 et 2 ). Nous sortions tout doucement  de la pré-adolescence pour "pénétrer" dans l'adolescence, période très excédentaire en sébum pour les pré-pubères que nous étions.



Pour ma part, je l'attendai de pied ferme cette puberté, essayant même d'accélérer sa venue en tirant sur les quelques poils isolés de mon corps. J'étais dans les "starts", prêt à toutes les folies, à toutes les rencontres, et, comme l'avait si bien expliqué Albert Simon, l'été serrait chaud sur une majeure partie de la France. C'est donc à l'ombre des tilleuls que tel le meilleur guerrier sioux, je guettais mes futures conquêtes.

Ne renonçant devant aucuns dangers, j'escaladai, comme un chat l'arbre qui donnait le meilleur point de vue du village, c'est à dire, sur la droite, la route de francourville, sur la gauche, la route de Santeuil et devant, la route de la décharge. La décharge, la bien nommée car outres les immondices, elles abritaient des couples pressés et peux regardants sur le confort.

Je mettais à profit les longues heures d'attente en composant des vers capables, je n'en doutais point, d'envouter les plus jolies filles de St joseph. Je révisais aussi mon espagnol car j'étais sur de donner encore plus de puissance à mes textes.

Je dois bien vous avouez que je voyais plus de cultivateurs à casquette que de jolis minois. Et, lorsque par miracle, un bruit de mobylette féminine titillait mon ouïe, le temps que je descende de mon arbre et la demoiselle était déjà passé.
( Pour les puristes, je rappele que le bruit d'une mobylette homme était sec et pétaradant alors que la féminine se rapprochait plus d'un : put, put, put, put, put discret certes mais tellement parlant, enfin, fermons la parenthèse )
Damned, mais pourquoi bizarrement les filles de 15 ans ne s'intéressent pas aux garçons de leurs âges qui ont des grosses lunettes de myopes.



" Oh l'autre, t'as vu le serpent à lunettes, on dirait qu'il a quatres z'yeux "

( Même maintenant quand je les ressorts, je me demande comment j'ai fais pour endurer ces......, en plus c'est lourd, m'étonnes pas que mon nez se soit allongé, m'enfin des fois, avoir quates 'yeux, c'était pas mal, deux pour fixer un regard et les deux autres qui descendent vers les accessoires. Et bien quoi, fallait bien quelques compensations )

Et oui, les rares filles du village préferaient les vieux de 16, 17 ans mal rasés. Ce qui nous excluaient doublement, nous, les sans poils, les cranes d'oeufs des dessous de bras, les mentons imberbes. Injuste n'est ce pas, quand on pense que c'est maintenant la mode pour les hommes d'être totalement épilés !!

Mais alors, Christian, nous étions des précurseurs, les  "métro sexuels" de la rue de Chartres. Mince, dire que vingt ans plus tard, Beckame se fera des millions avec notre image........sans les lunettes évidemment.

Impossible donc pour nous d'acceder au groupe des "vieux" et par conséquent, aux filles. Elles nous reprochaient notre inexpérience, mais bon sang de bois, il fallait bien qu'on s'essayent sur quelque chose, pour en faire, de l'expérience. Et dans ces années là, c'était plus facile de trouver un français remportant le tour de France que des jeunes filles servant de cobayes à des garçons encore très........ manuels.

Bien avant la mode des licenciements, nous étions les premiers chômeurs de l'amour. Même pas un petit stage.

Les vieux ne nous ménageaient pas, car non content de nous exclurent, ils nous racontaient leurs exploits !!!!!!!
Des miettes, c'est des miettes, et nous recevions les nôtres bouche cousue ou grande ouverte, selon la grosseur de la miette. Nous ne doutions pas que tels des chasseurs, ils enjolivassent leur prestations, mais prudent nous ne pipions mots, de peur de vexer le narrateur et de tarir la source.

C'est donc lors d'un débriefing respectueux que nous apprimes qu'au bout de ce petit chemin devant lequel je suis arrêté aujourd'hui, il y avait une clairière. Et dans cette clairière, des grands méchants loups dévoraient des jeunes filles, exactement comme dans le "petit chaperon rouge ", à la différence prêt que la demie livre de beurre y passait aussi. Cette dernière remarque, de très mauvais goût j'en suis conscient nous était servie avec de gros rires gras, accompagné de la non moins célèbre comptine :

" Charente poitou, ça rentre partout, tradition du goût, huuuuummmmmmm"

Je peux vous assurez que pendant quelques temps, cette énigme laitière nous tint en haleine jusqu'au moment ou l'un d'entre nous visionna en entier  " le dernier tango à Paris", mais ceci est une autre histoire,

La bise,

Denis.

Par Denis
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Petites histoires à ma sauce.

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